samedi 31 juillet 2010

Djebale


aujourd'hui première expérience du Cameroun profond, une vrai aventure!
Nous passons le week end à Douala avec Lucile et nous avions décidé d'aller visiter un petit village perdu sur une ile de la mangrove : Djebale.
Nous nous rendons donc au port en taxi, premier étonnement il ne connaissait l'existence ni du port, ni de l'ile dont nous lui parlions. Sur place nous trouvons donc un marché, et un guide ( c'est à dire un mec qui a repéré les pauvres touristes que nous sommes et qui s'est fait un plaisir de nous renseigner pour trois fois rien), il nous emmène au port, nous trouvons le propriétaire d'une pirogue, nous négocions le prix ( "ce que tu nous propose est trop cher" "oui mais c'est loin, et à la rame..."... " bon OK, va pour 15 000 aller retour").
Le tout s'est fait dans un drole d'atmosphère mêlée de curiosité ( c'est des blancs!), d'interet ("vous me devez quelque chose, je ne vous ai pas guidé mais j'ai surveillé vos arrières") et de rancoeur (de la part des autres propriétaires de pirogues).
Donc nous partons à la pagaie, pour une bonne demi heure à remonter sur le bord du fleuve pour éviter les courants, en admirant toute la flore et les petites choses qui se passaient atour de nous, puis nous arrivons au village.


Coup de bol un des membres de l'équipage (ils étaient 3), Samy, est du village, mais il n'y était pas retourné depuis 3 ans car il est dans un centre de formation de foot, il retrouve sa famille quand elle vient à Douala, les jours de marché. dès que nous débarquons un gamin se jette sur Lucile pour lui faire un énooooorme calin, c'était mignoooooooon! elle s'en est toujours pas remise.


Puis nous avons rencontré la femme du patriarche (le patriarche viendra plus tard) et vu toutes les maisons du village, dit bonjour aux personnes présentes (la plupart étaient à Douala, pour le marché), visité l'église, l'hopital, l'école, les plantations d'ananas, manioc, bananes... malheureusement l'ancien Baobab est tombé il n'y a pas longtemps.


Nous étions sur le point de repartir, pressés par la marée qui allait empêcher de se laisser porter par le courant, lorsqu'on nous a demandé d'entrer dans une des maisons. Nous y attendaient deux hommes : le secrétaire du village et le patriarche, apparemment un peu vexés que nous ne soyons pas passés les voir. Ils nous ont expliqué qu'il est important de savoir qui passe dans leur village, en cas de problème, pour etre au courant des choses, et puis simplement pour connaitre les gens qui s'intéressent à leur village. Nous avons eu une longue discussion, assez amicale, ils nous ont offert de leur whisky (très bon d'ailleurs) et une noix de coco (à Lucile, qui n'a voulu la laisser porter par personne), puis nous sommes repartis, poussé par le courant et les chants des rameurs.
Ce fut un moment merveilleux d'échange et de de découverte, dans un autre monde que le notre, et jev ous fait passer le éessage de N'doki Michel (le doyen) : vous etes les bienvenus à Djebale!

1 commentaire:

  1. salut! oh je suis très content que vous ayez visité le village de mes aieux! je suis paul, un des petits fils du grand chef ayant crée ce village au large de douala! Nous envisageons d'en faire un centre touristique, si cela vous intèresse alors contactez moi à cette adresse : abnewsfr@yahoo.fr , bonne journée

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